Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 10:55
Par repondre à Gauche 62 - Publié dans : Actualités
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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 09:42
Photo : DR

François Holande était, dimanche 15 mai, l'invité de Dimanche +.

 

Retrouver l'intégralité de l'émission en cliquant ici.

Lire le script de l'émission :

 

François Hollande, comment avez-vous réagi en apprenant que DSK avait été inculpé pour agression sexuelle ?

 

Avec stupéfaction. C’est une terrible nouvelle pour chacun d’entre nous. Je pense d’abord à lui, à sa famille, à ses proches et à ses amis socialistes qui apprennent cet événement sans le comprendre mais en le mesurant. Je pense aussi aux Français qui ont appris cette information en se levant.

L’inculpation n’est pas une preuve de culpabilité, il faut réagir avec émotion, parce qu’il y en a, mais aussi avec retenue, réserve et souci de la justice. La justice américaine n’est pas la justice française, mais la présomption d’innocence existe. Il va y avoir confrontation, recherche de la vérité et décision. Il faut se garder dans ce moment, au-delà du choc de l’émotion, de toute conclusion prématurée.

 

Mais le Parti Socialiste peut-il attendre que le procès ait lieu ? Sa candidature est-elle toujours possible ?

 

Il est trop tôt pour le dire, cela peut se dénouer très vite si on apprend qu’il n’y a aucune charge sérieuse et que ce que dit la femme en question n’est pas vrai.

 

Ce sera donc parole contre parole ?

 

C’est le rôle de la justice de démêler cela. DSK va s’exprimer, ou ses avocats. Je ne suis pas là pour annoncer quoi que ce soit, je suis comme nous tous devant cette information qui est la même pour tous, mais il est vrai que ça n’est pas la même chose pour ceux qui le connaissent depuis toujours.

 

Peut-il toujours se présenter s'il est inculpé ?

 

Je viens de répondre à cette question. Cela va dépendre de l’enquête, qui peut être très rapide. Il n’est pas seulement candidat, mais aussi directeur du FMI. La justice va sûrement aller très vite pour savoir quelle est la vérité, et nous la demandons. Surtout lui, puisqu’il va plaider non coupable.

 

Confirmez- vous la déclaration faite par Jean-Christophe Cambadélis sur son blog, que ça ne lui ressemble pas ?

 

Je pense que commettre un acte de cette gravité ne ressemble pas à l’homme que je connais. Il n’y a pas de doutes à avoir là-dessus. Une décision de justice rapide sera mieux pour l’homme, pour l’institution qu’il représente et pour nous tous.

 

L’arrestation intervient alors qu’il est le favori de la gauche. Dans un sondage du JDD, il apparaît que l’écart entre lui est vous se resserre, il serait à 26% des intentions de vote au premier tour et vous à 23%. Bonne nouvelle ?

 

Je voudrais commenter ces sondages en leur donnant tout l’intérêt que l’on doit leur porter, mais ça n’est pas convenable aujourd’hui. Il ne faut pas se déterminer par rapport aux enquêtes d’opinion, aucune élection n’est jouée d’avance et les sondages n’annoncent pas le vainqueur. Il vaut mieux se concentrer sur l’élection.

 

Nicolas Hulot a déclaré que si la menace d’un 21 avril 2002 se faisait à nouveau sentir, il se retirerait de la course à la présidentielle. C’est une sage décision ?

 

Oui, et c’est une décision difficile à prendre. J’ai le souvenir de 2002, où il y avait des craintes mais où personne n’avait voulu retirer sa candidature. J’ai déjà fait une proposition il y a deux mois, et je la réitère à présent, ce serait mieux que la gauche présente un candidat de rassemblement dès le premier tour, quitte à avoir un contrat de gouvernement avec les différentes familles de la gauche et à réserver des circonscriptions en nombre pour les écologistes et toutes les familles politiques. Mieux vaut le faire quand c’est encore possible plutôt que de le faire bien trop tard, entre les deux tours.

 

La chronique a cette semaine été défrayée par la sortie de Laurent Wauquiez sur le RSA et l’assistanat. Pensez-vous que le RSA est la plus belle réforme du quinquennat ?

 

C’était une réforme qui méritait d’être regardée avec faveur. Elle venait de Martin Hirsh, qui avait travaillé sur le sujet. Elle permet de revenir au travail, même si le problème est que ce travail est un travail à temps partiel. Ce que je trouve désolant dans cette polémique, c’est de dire que si l’économie est en panne, c’est de la faute des pauvres. Des bonus de plus de 1 million d’euros sont distribués aux banquiers en 2010, contre les règles européennes, et les députés de droite dénoncent les profiteurs. Il faut être indécent !

En Corrèze, nous avons comme devoir de faire l’insertion des anciens RMIstes, aujourd’hui RSA, et c’est là qu’il faut valoriser un travail qui débouche sur une rémunération plus haute que le RSA.

 

Il ne faut pas de bénévolat ?

 

Ce que nous devons faire, c’est que tout demandeur d’emploi de longue durée devrait se voir proposer un véritable contrat d’insertion avec une vraie rémunération, le RSA plus quelque chose, puisqu’il y a travail.

 

Une sorte de supplément ?

 

Une forme d’activité, qui peut être une formation. Vraiment, dire que vous êtes des profiteurs alors que vous bénéficiez de 450 euros par mois, de diviser les catégories les plus modestes, c’est une conception de la République que je récuse.

 

Vous sembliez pourtant, auparavant, soutenir l’idée d’une contrepartie, d’un temps pour une activité utile aux autres.

 

Oui, c’est ce que j’évoquais, ce contrat existe, c’est un contrat d’accompagnement à l’emploi. Il faut que les bénéficiaires puissent avoir la dignité et la reconnaissance d’un travail sur un volume horaire conséquent, qui puisse déboucher sur un emploi.

 

Le gouvernement a pris des mesures pour renforcer la sécurité sur les routes en retirant la signalisation des radars, par exemple. Pensez-vous que c’est une bonne chose ?

 

Les mesures de sécurité routières sont des mesures qui ont vocation à être acceptées par l’ensemble de la société. L’indication des radars semblait plutôt être un facteur de sécurité, puisque les conducteurs avaient une tendance à ralentir même lorsqu’il n’y en avait pas. Il faut être intelligent et consensuel. Il y a eu un terrible accident en Corrèze samedi, impliquant quatre jeunes sous un pont, et ça n’est pas seulement la vitesse qui est en jeu. La sécurité routière fait partie de nos obligations, il faut l’assumer. Il n’y a pas de calculs politiques à faire sur ce sujet pour 2012, mais si nous y sommes je ferais en sorte d’y parvenir.

 

La croissance est repartie ce trimestre pour atteindre 1%, est-ce une preuve de la bonne gestion de la crise par le gouvernement ?

 

Si le Président est le président d’un seul trimestre, ce sera peut – être celui – là. Il vaut mieux que la croissance soit forte, c’est un succès pour l’emploi et pour les finances publiques. Mais c’est un petit rythme, on a une consommation qui faiblit, un pouvoir d’achat qui est en berne et peu de croissance de l’investissement. Je préfère garder la bonne nouvelle comme telle, et il vaut mieux que la croissance ait repris pour 2012.

 

L’Union Européenne doit à nouveau mettre la main à la poche pour la Grèce. Jean-Luc Mélenchon affirme que le « martyr du peuple a trop duré ». Faut-il poursuivre la politique de rigueur en Grèce ?

 

Il y a des efforts à faire pour redresser la Grèce, mais si on leur impose un plan d’austérité supérieur au précédent, on va exécuter la Grèce ! Et créer une situation sociale et politique catastrophique. Il faut que l’Union Européenne ne traîne pas, et qu’elle soit unanime même si pour le moment ça n’est pas le cas et que les allemands sont réticents. Mais si on ne répond pas, c’est toute la zone euro qui va souffrir. L’Union Européenne doit être solidaire et unie, sinon c’est toute la construction communautaire qui est en cause. À partir de 2012, il va falloir mettre en place un pacte de confiance avec les allemands pour tirer la zone euro et ne pas se faire tirer par la spéculation.

 

Dans cette crise grecque, le FMI est aux côtés de l’Union Européenne. Mais peut-on agir sans DSK ?

 

Le FMI existe et est associé à toutes les décisions de l’Union Européenne. Ça n’est pas l’institution la plus exigeante, et il sera aux côtés de l’Union Européenne si l’Union Européenne est aux côtés de la Grèce sans lui imposer de purge.

 

Le FMI n’a donc pas besoin de DSK ?

 

Il vaudrait mieux qu’il soit là. Mais sa présence dépendra de la décision de la justice, et il faudra l’accepter.

 

Pensez – vous que Jean – Louis Borloo va participer à l’élection présidentielle ?

 

Je n’ai pas tout compris. La vie politique, c’est une cohérence, on peut ne pas être d’accord mais elle permet d’être entendu par les Français. Jean-Louis Borloo et Hervé Morin ont été les ministres de Nicolas Sarkozy pendant 4 ans, ils en disent du mal maintenant pour en dire du bien entre les deux tours en 2012. Il vaut mieux se mettre dans une vraie opposition.

 

François Bayrou dit que Jean-Louis Borloo et Hervé Morin ne sont pas centristes, en existe-t'il de vrais ?

 

François Bayrou est cohérent, constant. Il vaut mieux être constant et parfois seul qu’être inconstants et nombreux.

 

En 2007, Ségolène Royal a tendu la main à François Bayrou entre les deux tours. L’avez-vous soutenue ?

 

Non, elle l’a fait trop tard, ça n’avait pas été travaillé et il n’y avait pas d’espoir à avoir. Bayrou n’a d’ailleurs pas saisi la main qui lui était tendue. Il y aura des rassemblements qui se feront ou pas en 2012. Les élections, c’est le peuple souverain qui parle. C’est entre les deux tours qu’il y a des reclassements, laissons le débauchage individuel à Nicolas Sarkozy. Si le centre est écarté à l’issue du premier tour, il aura à prendre ses responsabilités.

Mais on ne parle pas assez de l’extrême droite. Il y a deux adversaires pour la gauche, la droite et l’extrême droite, qui se font parfois concurrence pour écarter la gauche du second tour.

 

Michel Martelly, ancien chanteur populaire, a été élu président d’Haïti. N’importe qui peut devenir Président ?

 

Il n’est pas inquiétant parce qu’il est chanteur. Ce qui pose problème, c’est la promesse de reconstruction qu’il a faite et qu’il ne pourra pas respecter. Qu’il soit sur la plage en train de boire du champagne n’est pas la meilleure image qui soit.

 

Pensez-vous que Marine Le Pen puisse devenir Présidente ?

 

Je ne crois pas que Marine Le Pen sera présidente, les Français ont assez de ressort pour être fiers de leur pays. L’hypothèse de sa présence au second tour est possible, elle ne peut pas gagner l’élection mais elle peut empêcher l’alternance de jouer. Elle ne parviendra pas au pouvoir, mais il faut expliquer que les mesures qu’elle propose dans le débat public sont contraires aux intérêts des classes populaires.

 

Mais pourtant, elle les séduit.

 

Oui, c’est la raison pour laquelle il faut faire ce débat sur la sortie de l’euro, sur le protectionnisme, sur la préférence nationale. Il faut expliquer que cela signifie plus de chômage et plus de difficultés pour les catégories les plus exposées à la mondialisation.

 

Un débat entre Marine Le Pen et Ségolène devait être organisé, mais cette dernière a décliné l’invitation pour cause de temps de parole inégaux. Vous y seriez allé ?

 

On ne peut pas imaginer être un sparing partner de l’extrême droite. Marine Le Pen a le droit d’être invitée, mais on n’est pas obligé d’aller lui porter le concours. Si il doit y avoir un débat, il faut que ce soit à armes égales.

 

Le calendrier des primaires est ces derniers temps remis en cause, tient-il toujours ? A t-il encore du sens ?

 

Les primaires ont été décidées par les socialistes, il y a des candidats  déclarés et d’autres qui ne le sont pas encore. Elles auront lieu, et je suis clair là-dessus. Je ne suis pas là pour compliquer les choses pour le calendrier et la procédure. Les Français ont le droit de choisir, et c’est ce pour quoi je suis là.

 

Les autres socialistes, de Aubry à Montebourg en passant par Fabius, ne vous aiment pas. Pourquoi ?

 

Peut-être y a t-il quelques exagérations. Ils ne m’aiment pas parce que je suis différent, que j’essaie de faire de la politique avec simplicité, cohérence et constance. Je ne me valorise pas en dévalorisant les autres, et je conseille cette bonne règle à tous pour la primaire.

 

Vous pensez être mieux positionné qu’hier ?

 

Je suis parti depuis plusieurs mois, je fais les choses simplement, clairement, selon ce qui est le bon ordre et la bonne manière de parler aux Français, avec les idées qui m’animent. La gauche ne peut gagner qu’en rencontrant la France.

 

Vous savez bien ce que je veux dire…

 

Oui, et je me suis déjà exprimé sur ce sujet.

 

Mais la situation de DSK peut vous servir, non ?

 

Non. Aucune situation de ce genre n’est profitable, et surtout pas celle là.  Pour qui que ce soit, et encore moins pour moi.

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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 09:37

Interview

 

Sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen accueillera François Hollande vendredi pour un second meeting de campagne.

 

François Rebsamen
Paru dans leJDD

François Rebsamen soutient François Hollande. (Reuters)

 

Comment expliquez-vous sa montée dans les sondages ?
Cette percée est le fruit de son travail et le résultat de sa quête pour convaincre les Français qu’il peut être le président de la République dont le pays a besoin. Nous étions peu nombreux à y croire, il y a un an. Aujourd’hui, sa personnalité et son approche suscitent de plus en plus l’adhésion.


Vous le soutenez ?
Oui, je le soutiens d’abord par amitié, et ça existe en politique. Je travaille avec lui depuis dix ans. Je suis sensible à sa démarche et à ses propositions, notamment pour lutter contre la dérive ultralibérale de l’Europe. François est compétent, connaît bien la France et les Français et il a avec eux une proximité qui sera précieuse. Il a la stature d’un homme d’État. François a été à la tête du premier parti de gauche, il a été associé au gouvernement Jospin. Tout cela en fait un excellent candidat pour aller jusqu’à la victoire, car c’est un long chemin.


DSK n’incarne pas la proximité ?
François ne se détermine pas contre les autres, sa démarche est celle du rassemblement. Comme lui, je ne veux rien dire contre les uns ou les autres. Dominique est un très bon candidat, mais j’ai choisi d’accompagner François.


Que vous inspire la polémique sur la Porsche ?
C’est la droite qui s’est emparée de cette polémique. C’est une maladresse de son entourage, pas autre chose. François Fillon conduit des Ferrari et aime les Porsche, personne ne le lui reproche. Dominique est un homme de gauche et un homme de conviction. Et puis, on peut être riche et de gauche, Léon Blum l’a prouvé.

 

 

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Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 15:22

512092946_292a11a2a3.jpgDavid Cameron et Barack Obama n'ont jamais été ministres. C'est l'argument de François Hollande dont les adversaires soulignent souvent qu'il brigue la plus haute fonction de l'Etat sans jamais avoir été ministre. 


"Si on avait tenu ce raisonnement pour le Premier ministre britannique, il n'avait jamais été ministre avant de devenir Premier ministre, pour Obama, permettez-moi cette comparaison, elle peut paraître audacieuse, mais il était sénateur, et il est devenu président des Etats-Unis, ce n'est pas n'importe quel pays", observe François Hollande dans l'émission de France 3 Limousin "La voix est libre", diffusée samedi. 


Le député et président du conseil général de Corrèze ajoute que son "principal adversaire, c'est l'extrême droite", notamment "par les promesses qu'elle fait qui sont inconsidérées", comme la sortie de l'euro et le protectionnisme. 

"Je ne serai déçu par rien"


Il "ne pense pas" que Nicolas Sarkozy puisse gagner la présidentielle sauf à éliminer la gauche au premier tour "parce qu'elle aura été dispersée, pas unie ou parce qu'elle n'aura pas été représentée par un candidat qui aura la force de conviction nécessaire". 

Il note aussi qu'il est "un des seuls à s'exprimer (sur le projet du PS) puisque des candidats supposés pour l'instant, ne disent rien". Il ajoute enfin qu'il "se mettra au service, si ce n'est pas (lui qui gagne), de celui ou de celle qui aura été choisi dans les primaires". 

Comme on lui demande s'il accepterait Matignon en cas de victoire de DSK, il répond: "On verra, mais un choix de 1er ministre, c'est un choix qui dépend de l'élection présidentielle, ce n'est pas une affaire de discussion, de négociations ou de tractations, mais c'est pour moi très commode car ne demandant rien, je ne serai déçu par rien". 

 


 

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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 17:15

Pas un mot de travers sur les adversaires de François Hollande. Mais un éloge de l'ancien premier secrétaire. Invité du Talk Orange-Le Figaro, le député PS de l'Isère André Vallini a rempli son rôle de soutien. Pour lui, le député de Corrèze est le mieux placé pour l'emporter aux primaires.

«On avance, on est dans notre couloir, on ne se soucie pas trop de qui est candidat. François Hollande est candidat, il a pris sa décision en conscience», a expliqué André Vallini. «Pour être candidat à l'élection présidentielle, il faut en avoir vraiment envie, il faut être déterminé. Hollande a mûri sa décision depuis plusieurs années, depuis plusieurs mois, il s'est préparé.» L'allusion est quand même transparente à Dominique Strauss-Kahn, le favori, qui entretient une forme de suspense et qui est toujours silencieux, en tant que directeur du FMI.

André Vallini refuse un partage des compétences entre François Hollande et DSK : à l'un l'ancrage national, à l'autre les fonctions internationales. François Hollande est «très compétent» sur les questions économiques et «très au fait» des sujets internationaux. D'ailleurs, en tant que premier secrétaire entre 1997 et 2002, il a été une sorte de «vice-premier ministre», a estimé le député de l'Isère. «Il a été associé à toutes les décisions importantes» prises par Lionel Jospin, a-t-il ajouté.

Mais c'est lorsqu'il s'agit de comparer François Hollande et François Mitterrand que les compliments sont les plus forts. «Comme lui, François Hollande aime la France, il la connaît bien, il la sillonne depuis longtemps», a affirmé André Vallini. Évidemment, il ne faut pas voir d'allusion subliminale à l'éloignement de Dominique Strauss-Kahn. Les partisans de François Hollande surveillent toutes leurs paroles. Ils commencent à croire aux courbes qui se croisent, dans les sondages, entre Hollande et DSK. Alors pas question d'apparaître comme les méchants.

 


 

 


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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 16:59

 

En déplacement à Bruxelles, François Hollande, candidat à l’élection présidentielle a décrit son « rêve français", le thème sur lequel il bâtit sa campagne, à la rédaction du Soir.

 

 

 

 

 

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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 16:19

 


Le discours prononcé par François, mercredi 27 avril à Clichy était dense et riche en propositions pour « mettre la France en avant et lui donner une envie de conquête » en faisant de la jeunesse l’enjeu majeur pour les années qui viennent.


J’en retiens quelques unes qui me semble importantes (ce ne sont pas les seules) et je vous invite à les diffuser largement dans vos discussions et dans les réunions auxquelles vous participerez.


Ainsi, sur le pacte productif, François propose un contrat de compétitivité avec les collectivités locales et particulièrement les régions qui sont les mieux à même de soutenir leurs entreprises et d’accompagner les efforts d’innovation et de recherche de ces dernière et un plan de transition écologique nous permettant d’engager un processus de diminution de la part du nucléaire dans la production d’électricité en développant les énergies renouvelables.


Sur le pacte éducatif, outre la proposition de créer 500 000 places en crèches ou dans le réseau des assistantes maternelles en lien avec les collectivités locales, il propose également de faire de la lutte contre l’échec scolaire une grande cause. Il suggère également la création de filières de formation, après le premier cycle, plus professionnalisées permettant d’obtenir un diplôme favorisant l’accès à l’emploi car il n’est pas acceptable que le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse 25% voire 40% dans les quartiers les plus difficiles.


Sur l’emploi, il propose le contrat de génération qui fédère les générations en permettant à un senior de rester le plus longtemps possible dans l’emploi tout en transmettant son expérience et son savoir faire à un jeune de mois de 25 ans pendant 3 ans.


Sur le pouvoir d’achat, il propose de changer le mode de calcul du SMIC en indexant la revalorisation du SMIC sur les prix et la moitié de la croissance du pays. Ainsi, chaque fois que la croissance augmentera, les plus bas salaires seront revalorisés. De plus, il propose, concernant les biens publics (eau, gaz, électricité) qu’un tarif de base soit fixé permettant à chacun d’accéder, en fonction d’une consommation minimale à l’eau, à l’électricité et au gaz.


Sur l’exercice du pouvoir, considérant que celui-ci doit se partager et non être exercé par le seul chef de l’Etat, il propose 3 grandes conférences : La première sur les Assises de la démocratie sociale. Il s’agira d’une réunion entre l’Etat et les partenaires sociaux (patronats et syndicats) qui permettra de fixer l’agenda de la législature sur l’égalité Hommes/Femmes, la souffrance au travail, le contrat de travail et les salaires. La seconde conférence permettra d’ouvrir un nouvel acte de la décentralisation. La troisième conférence sera consacrée à la démocratie écologique. L’objectif sera de réunir l’ensemble des acteurs qui peuvent contribuer à la transition écologique.


Enfin, sur la politique européenne, considérant qu’un nouveau temps doit s’ouvrir et que l’Europe doit faire l’objet d’une nouvelle ambition, il souhaite que celle-ci se dote des moyens de sa politique en ayant un budget qui devra être abondé notamment par la taxe sur les transactions financières qui a été votée par le Parlement européen


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